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CĖLĖBRATION DE L’INDĖPENDANCE D’HAÏTI À CONNECTICUT PDF  | Print |  E-mail

1erJanvier2016aBRIDGEPORT, CT.- Tandis que les tenants de l’espace politique haïtien, avec leurs cohortes d’exaltés, s’acharnent à souiller l’héritage historique des fondateurs de la nation, de nombreuses communautés haïtiano-américaines célèbrent fièrement chaque année l’indépendance d’Haiti. Ceci est aussi vrai à Bridgeport qu’ à Hartford, dans le Connecticut.

Pendant quatre heures de temps, le 1er janvier écoulé, environ un millier de personnes ont commémoré chaleureusement le 212ème anniversaire de l’indépendance d’Haïti, dans l’enceinte de l’église Saint Charles, à Bridgeport . Cette célébration des prouesses d’esclaves fondant la première république noire au monde comptait deux parties: une messe Te Deum dans la dite église et une réception culturelle dans le gymnasium d’un édifice adjacent.

L’Ėvêque Frank Joseph Caggiano dirigea le service religieux, avec l’assistance du Rév. Père Edicson Orozco et quelques membres du clergé catholique haïtien de la zone dont Père Churchill Penn (Saint Charles de Bridgeport), Père Frantz Desruisseaux (Saint Joseph de Norwalk) et Père Rony Jean Phillippe (de Haitian American Community Center of Stamford).

churchserviceImmédiatement installé dans la salle de réception, le public savoura la traditionnelle soupe au giraumon. Puis le maître de cérémonie, Emmanuel W. Doreste, donna le coup d’envoi d’un spectacle de bonne facture, en invitant l’audience à chanter La Dessalinienne. Après, ce fut le tour de The Vision, un orchestre philharmonique de jeunes, d’exécuter quelques morceaux de notre répertoire folklorique dont Haïti Chéri et Choucoune. Ce groupe musical évolue sous la direction de Vaillant Domingue, son fondateur. Le public eut également le plaisir d’apprécier les talents d’artiste d’ Esther Lauture, dans une émouvante interprétation de Libète, une chanson de Jean-Claude Martineau, que la chanteuse Farah Juste a popularisé Durant les années 80. Jamille Ainé, le directeur du programme hebdomadaire Télé Catholique, accompagna Esther au tambour.

La danse était aussi au rendez-vous avec les jeunes de Anacaona Enrichment Program qui interprétèrent de jolies chorégraphies sur les airs de Ayiti Se (de Mikaben) et Dekole (de Jonathan Perry). C’est la chanteuse Dionne Lamothe qui clotura cette activité. En bonne meneuse de foule, elle sut engager le public à travers des compositions qui symbolisent la crème de la musique haïtienne.

1erJanvier2016bPère Churchill Penn, qui sert le diocèse de Bridgeport depuis huit ans, aime rappeler que cette célébration qui est à sa 18ème édition, a pour but de saluer respectueusement la mémoire de nos aieux et de proner du même coup l’unité et l’engagement civique au sein de la communauté haïtienne.

Dans la soirée du 2 janvier, c’était le tour des compatriotes de Hartford de manifester leur patriotisme. Sur l’initiative de deux DJ de la zone, une centaine de personnes se sont rassemblées dans un night club du centre-ville, en signe de révérence aux exploits de nos ancêtres. Le menu de cette rencontre était riche: diner, danse, tour de chants, défilé de mode, exposé sur la révolution de 1804 et performances musicales.

Plusieurs organisations ont contribué à la réalisation de ces deux activités. Selon certaines estimations, à-peu-près 30,000 personnes d’origine haïtienne vivent à Connecticut.